Chapitres en accès libre

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Découvrez quelques chapitres issus des 3 volumes

La fièvre est définie par une température corporelle (mesurée par voie rectale ou buccale) supérieure à 38,3 °C. La fièvre prolongée ou persistante est une fièvre supérieure à 38,3 °C de durée supérieure à 21 jours. La fièvre prolongée d’origine indéterminée est une fièvre prolongée sans diagnostic étiologique après trois jours d’hospitalisation ou trois consultations [4] et la réalisation d’un bilan diagnostique standardisé comportant un interrogatoire détaillé, un examen clinique complet, hémogramme, frottis sanguin, vitesse de sédimentation (VS), protéine C réactive (CRP), créatinine, ionogramme sanguin, protides, électrophorèse des protéines, bilan hépatique, lacticodéshydrogénase…

La maladie thrombo-embolique veineuse(MTEV)est une pathologie fréquente, multifactorielle, source majeure de morbidité et de mortalité. La thrombose veineuse profonde (TVP) et l’embolie pulmonaire en représentent deux facettes indissociables. Une embolie pulmonaire complique une TVP aiguë, le plus souvent des membres inférieurs, dans plus de 70 % des cas, avec une mortalité à court et moyen termes élevée, estimée à 10 % dans les premières semaines et à 25 % à 1 an. À distance de l’épisode aigu, l’évolution est marquée, d’une part, par le risque de récidive thrombo-embolique avec sa propre morbi-mortalité et, d’autre part…

La douleur thoracique est un motif fréquent de recours à la médecine d’urgence. Les sociétés savantes de médecine d’urgence et de cardiologie recommandent que la prise en charge d’une douleur thoracique soit initiée par une structure d’urgence avec un appel systématique à la régulation. De ce fait, la douleur thoracique concerne les trois champs de la médecine d’urgence que sont : la régulation, le service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) et les urgences.

Les troubles fonctionnels intestinaux (TFI) sont définis par l’association de symptômes gastro-intestinaux d’évolution chronique sans anomalie structurale du tube digestif dépistée par les examens de routine (biologie, imagerie digestive, endoscopie…). Les TFI sont souvent une source d’incompréhension entre le patient et le médecin. L’un des TFI le plus fréquent et le mieux identifié est le syndrome de l’intestin irritable, défini par la survenue d’une douleur et/ou d’un inconfort chronique associé à un trouble du transit, qui sera détaillé dans ce chapitre.

La Haute Autorité de santé a proposé en 2010 une définition du trouble de comportement alimentaire (TCA) faisant de celui-ci « un trouble du comportement visant à contrôler son poids et altérant de façon significative la santé physique comme l’adaptation psychosociale, sans être secondaire à une affection médicale ou à un autre trouble psychiatrique » [1]. Différents facteurs expliqueraient l’apparition de ces troubles pouvant engager le pronostic vital dans ses formes les plus sévères. Une prise en charge pluridisciplinaire associant les traitements somatiques, nutritionnels et psychologiques est maintenant reconnue par les spécialistes.

La respiration est un acte largement automatique, peu ou pas perçu. Dans certaines circonstances pathologiques ou extraphysiologiques, l’acte de respirer peut devenir désagréable et difficile : c’est la dyspnée. Le mot dyspnée vient des racines grecques « dys » signifiant douloureux, difficile, ou désorganisé et « pnee » respiration. Alors que la nature subjective et la connotation désagréable de la dyspnée sont admises, les mots et les adjectifs pour la qualifier sont beaucoup plus variables, suggérant qu’il n’existe pas une dyspnée mais des dyspnées constituées de différentes combinaisons de sensations respiratoires élémentaires.

La goutte est liée à la présence de microcristaux d’urate monosodique (UMS) dans les articulations, qui résulte d’une hyperuricémie chronique, dépassant le point de saturation de ce sel [1]. L’hyperuricémie peut ainsi être définie par une concentration d’acide urique dans le plasma exposant à la goutte, c’est-à-dire supérieure à 360 micromoles/l [2]. La goutte se traduit initialement par des accès aigus ou crises de goutte, déclenchés par la chute de cristaux d’UMS dans le liquide articulaire. Si l’hyperuricémie n’est pas traitée à ce stade, les dépôts cristallins grossissent et infiltrent l’articulation, aboutissant à des arthropathies destructrices particulières, les arthropathies uratiques. À ce stade tardif, des dépôts d’urates sont aussi présents dans le tissu sous-cutané, appelés tophus. La présence de tophus palpables caractérise la goutte tophacée.

La tuberculose est une maladie contagieuse liée à Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch (BK). C’est une cause majeure de morbidité et de mortalité dans le monde, dont la prise en charge a été marquée par la découverte des premiers antituberculeux après la seconde guerre mondiale. Le seul vaccin disponible, le BCG, n’est que partiellement efficace. Le développement du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) dans les années 1980 a largement contribué au redéploiement de l’épidémie mondiale de tuberculose, en particulier en Afrique et en Asie.